Nous sommes heureux de vous donner des nouvelles, les jours … les mois … filent tellement vite …
En mai
Le projet ferme agricole fait un pas en avant et prends du sérieux, avec l’achat de 3 vaches qui rejoignent notre génisse Sanaa.

Bienvenue à Nikita et Osiris, 2 Jersiaises, et Mama, Pie Noir Bretonne.

Ainsi que 3 nouvelles brebis sardes en lactation :
Merci Félice, Alba et Jasmine pour les bons yaourts au lait de brebis!




Nous fêtons la 1ère fournée dans le four à pain! Ça y est, Yoann peut voir en grand : 25Kg pour cette première fois!
« Et oui, j’aime tellement ça, voir en grand! » Les prochaines feront presque 40Kg et le four est plein !


Hummm! Les bonnes brioches!
Et nous lançons ce qui va devenir une tradition à la Peyrie : la soirée pizza! Tous les 2 mois environ, tandis que le four est encore chaud, chacun ramène des garnitures et nous confectionnons ensemble une ribambelle de pizzas que nous partageons dans une ambiance festive et joyeuse!


En Juin Juillet
Les 2 vaches jersiaises donnent naissance à leur veau! L’un est mort-né car prématuré, l’autre, un beau mâle, va rester avec sa mère et téter tout ce dont il a besoin! Mais Osiris est généreuse. Il n’arrive pas à tout boire!
C’est environ 8 litres de lait par vache qu’il faut traire à la main matin et soir! Je vous dis pas comment mes mains se sont musclées !

Et puis, ce lait, il faut en faire quelque chose! C’est parti pour nos premiers fromages! Des lactiques, des tomes, du yaourt, puis du fromage blanc et des fromages pâtes molles. L’aventure « Transformation Fromagère » commence! Et ça me donne enfin l’élan pour créer l’entreprise agricole! Wouhou!


Nous vendons nos produits aux copains et aux voisins, pas plus car le local dans lequel je transforme ne réponds pas aux normes européennes. Il va falloir construire une fromagerie ou en trouver une mobile.

En une semaine, le renard et la fouine tuent 3 oies, 2 canards et 3 poules! On les maintient désormais à distance avec une astuce de grand-père … la radio dans le poulailler !
Nous vendons 1 brebis et ses 2 agnelles. C’est le début de la sélection.
Puis il y eu les départs involontaires : nous perdons nos 2 belles brebis Thônes et Marthod. Melocoton se fait mordre par une vipère! Criola, ma mascotte, est retrouvée couchée dans le mauvais sens de la pente, quelques heures dans cette position est fatal pour un ruminant et ses 4 estomacs.

L’attaque de frelons avait vu mourir toutes les ruches à l’automne précédent. Mais au printemps, un magnifique essaim d’abeilles est venu visiter la grange! Yoann est tout fou et les installe délicatement dans une ruche.

Depuis, avec une amie qui le coache et qui a installé à la Peyrie son propre essaim, il apprends l’art de l’apiculture et prends soin de ses amies les abeilles.

C’est aussi le moment où nous accueillons nos premiers wwoofeurs (système d’échange où le/la wwoofeur propose son aide aux travaux de la ferme, en contrepartie les fermiers offrent logement, nourriture et le partage de leur savoirs-faire).


Ils viennent de toute la France, de la Belgique, d’Allemagne, Norvège, Angleterre, … Grâce à eux, la traite est plus rapide (ouf!), des chantiers avancent bien, des améliorations sont apportées et nous arrivons à suivre les moults récoltes et transformations des fruits d’été et d’automne : framboises, myrtilles, pêches, pommes, poires, coings, figues. De très chouettes rencontres et un apprentissage dans l’organisation et le management d’équipe (nous pouvons accueillir jusqu’à 5 woofeurs en même temps!). Jusqu’à aujourd’hui, 22 woofeurs/euses ont séjourné à la Peyrie.
En Août et Septembre
Nous commençons à louer le gîte via le site AirBnB.
Depuis, ce sont presque tous les week-end et les vacances qui sont complètes! Ça nous fait nous entraîner au ménage impeccable et rapide, et en même temps c’est une source de revenus bien appréciée! Et puis, c’est une très belle occasion de sensibiliser des familles à la vie paysanne, aux bons produits fermiers, et de voir des étoiles briller dans leurs yeux quand on leur propose de voir et participer à la traite!




Financièrement, c’est aussi le temps de payer la 2ème échéance aux propriétaires (60 000€). La SCI disposait déjà de 20 000€. Merci à nos chers prêteurs de nous soutenir dans le projet et de permettre de continuer l’achat du lieu sereinement.

Pour le collectif, c’est une page qui se tourne, avec le départ de Ludivine, puis de Michel, qui vont voguer vers d’autres horizons. Pas très loin puisqu’ils s’installent à Bagnères de Bigorre. Les liens d’amitié profonde qui se sont tissés durant ces mois sont intacts et nous continuons de passer de bons moments ensemble, nous travaillons encore sur des projets communs.

Pour les vaches, nous achetons un pot trayeur, autrement dit une petite machine à traire mobile. Bien que j’adore la traite à la main, avec la machine cela me prends tout de même beaucoup moins de temps et d’énergie. Nous l’utiliserons jusqu’à ce que la lactation baisse un peu jusqu’à environ 5L/traite et que le temps de traite soit équivalent. Je reprendrai alors la traite à la main. Quant aux brebis, c’est le moment de les tarir et de ramener le bélier, pour voir naître des agneaux l’année prochaine!
Des fêtes et des évènements culturels ponctuent l’été, créent du lien et de la joie. En plus des soirées pizzas, le lieu a pu accueillir une série de conférences de Maurice Le Guerrannic, un spectacle sur le Chemin de Compostelle, des cercles de femmes, et comme cadeau d’anniversaire pour son 1 an, La Peyrie a reçu un spectacle pour enfants sur l’eau et un sublime concert de piano de la compositrice Dévayani !



En Octobre Novembre
Yoann doit pour quelques temps remplacer Marianne à la traite, car elle a un genou qui a triplé de volume! C’est la maladie de Lyme qui la rappelle à son bon souvenir! Ça va durer près de 3 mois!
Notre vache Osiris est mal en point. Une épidémie bovine très virulente sévis dans la région. Nous faisons tout notre possible, combinant médecine vétérinaire et huiles essentielles. Je passe les nuits auprès d’elle. Après trois semaines de soins et d’espoir, et suite à une mauvaise chute, le verdict est dur à avaler : elle ne pourra plus se tenir debout, elle est condamnée. Alors viens l’un des plus durs choix dans la vie d’éleveur : l’euthanasie.
Nous lui faisons une belle cérémonie d’au revoir. Et, croyez-le ou pas, je sens que de là où elle est, elle m’aide à devenir une éleveuse meilleure.
L’automne, la saison des conserves! Et il est venu, le temps des châtaignes! Nous découvrons que les vaches en sont très friandes ! … Et nous aussi !
Après s’en être régalé au coin du feu, ce sont plus de 50 pots de crème de châtaignes qui sont réalisés. Nous expérimentons aussi les conserves de plats cuisinés : 17 bocaux de 1kg de lapin en sauce moutarde et aux petits légumes! Hummm!


Avec le départ de Ludivine, le potager n’avait plus de référent. Benoît, un ancien maraîcher en biodynamie, qui est installé dans la ferme voisine en production de semences paysannes, vient nous parrainer pour le jardin d’hiver. Grâce à lui sont semés et plantés quantité d’oignons, choux, pois, fèves, radis, salades, épinards, …
Marianne entame avec la Chambre d’Agriculture le dossier de demande de DJA (Dotation Jeune Agriculteur) et travaille sur le prévisionnel économique de la ferme sur 5 ans.


L’étable est réaménagée pour ses nouvelles fonctions : accueillir pour l’hiver le petit troupeau de brebis, les vaches et pouvoir traire à l’abri. Creusage de méninges, les contraintes sont nombreuses! Remontage de manches, démonter, creuser, montage de nouvelles cloisons !
Bienvenus au sec les animaux, la pluie arrive !


Enthousiasme, joie, folie, fatigue, peur, tristesse, espoir, foi, soulagement, douceur, soin, accueil, festivités, découvertes, ouverture, partages, profondeur, transcendance, libération …
La vie, les émotions, les lieux, les rencontres, les expériences nous forgent inlassablement !
Cette première année d’élevage a bien brassé.
Des animaux qui arrivent, qui doivent s’adapter et des animaux qui partent.
A travers leur mort nous vibrons comment la vie est fragile. Comment être paysan signifie, bien plus que d’être « producteurs », mais prendre soin des êtres vivants dont nous avons choisis la responsabilité, en veillant à leur santé et à leur bonne vie. Animaux, prairies, forêts, sources, arbres et plantes, abeilles, …

Merci à ce lieu, tous ces êtres vivants, qui nous nourrissent et nous permettent de proposer une large gamme de produits :
De vache :
-Lait cru de Jersiaise
-Tomme
-Jersidou, un pâte molle type munster
-Cœur de vache, notre lactique maison
-Yaourt
-Fromage blanc
-Beurre doux et salé
-Fromage à râper
-Yaourt de brebis
Autres :
-Pain de variétés anciennes de blés locaux cuit au feu de bois
-Brioche
-Pizza
-Viande de veau, brebis, agneau, lapin, poulet
-Confiture de figue
-Crème de châtaigne
-Fruits de saison : framboises, pêches, pommes, figues, kiwis
-Jus de pomme
-Tisanes de verveine, sauge, romarin, tilleul, menthe, achillée, ortie …
Plats cuisinés :
-Lapin en sauce moutarde et petits légumes
-Choucroute à la viande de brebis
-D’autres à venir …
En Bonus


Bises à tous
Au plaisir d’avoir de vos nouvelles et /ou de vous rencontrer !
On a de la place pour vous accueillir, bienvenus !